Accueil 9 Entraînement 9 Data & sport 9 Quel est le retour sur investissement de l’Arioneo Equimetre Training System pour une écurie de chevaux de course ? 5 réponses concrètes

Dans les courses hippiques, la technologie est souvent évaluée sous l’angle de la performance : mieux mesurer un entraînement, suivre la condition physique ou disposer de davantage de données.

Mais pour un entraîneur, une autre question est tout aussi importante :

Quel est le retour sur investissement réel de ces technologies pour mon écurie ?

Un capteur ne fait pas gagner une course. Il ne remplace ni l’expérience de l’entraîneur, ni le regard du cavalier, ni l’expertise du vétérinaire.

Sa valeur réside ailleurs : donner accès à des informations objectives qui peuvent aider à prendre de meilleures décisions, plus tôt et plus régulièrement.

Fréquence cardiaque, ECG, vitesse, GPS, récupération, longueur et fréquence de foulée : suivies dans le temps, les données collectées par les wearables peuvent avoir des conséquences sportives, mais également économiques.

Voici 5 façons dont l’utilisation régulière de l’Arioneo Equimetre Training System peut générer un retour sur investissement dans une écurie de chevaux de course.

    1. Éviter un engagement ou un déplacement au mauvais moment

    Faire courir un cheval représente un investissement.

    Transport, engagements, personnel, déplacements et logistique peuvent rapidement représenter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.

    Mais le coût le plus important n’est pas nécessairement financier. Une course demande également au cheval un effort important et plusieurs jours de préparation et de récupération.

    Les données collectées lors des derniers entraînements peuvent apporter une information supplémentaire avant un engagement : récupération différente de l’habitude, réponse cardiaque inhabituelle, performance inférieure lors d’un exercice comparable ou évolution de certains paramètres locomoteurs.

    Cela ne signifie pas nécessairement que le cheval ne doit pas courir.

    Mais cela peut donner à l’entraîneur une raison supplémentaire d’investiguer avant de prendre sa décision.

    « Cela me donne confiance pour engager le cheval dans une course, et je suis sûr qu’il est en forme et prêt à courir. » 

    Brad H. Cox

    Entraîneur plusieurs fois vainqueur de courses de groupe

    Retour sur investissement potentiel : une seule course ou un seul déplacement évité au mauvais moment peut représenter plusieurs mois de coût d’une solution de monitoring.

    2. Maintenir les chevaux disponibles plus longtemps

    Pour une écurie, l’un des actifs les plus précieux est le nombre de jours pendant lesquels ses chevaux sont disponibles pour s’entraîner et courir.

    Un cheval à l’arrêt continue de générer des coûts, tout en perdant des opportunités d’entraînement et de compétition.

    L’un des intérêts du monitoring longitudinal est de construire progressivement une référence propre à chaque cheval.

    À travail comparable :

    • Son cardio travaille-t-il davantage ?
    • Récupère-t-il aussi rapidement ?
    • Sa locomotion évolue-t-elle ?
    • Produit-il toujours la même vitesse pour un niveau d’effort comparable ?
    • Réagit-il de la même manière qu’il y a quelques semaines ?

    L’Arioneo Equimetre Training System ne diagnostique pas une pathologie.

    En revanche, identifier qu’un cheval ne répond plus exactement comme d’habitude peut conduire l’équipe à investiguer, adapter son programme ou demander un avis vétérinaire.

    Cette logique peut également aider à mieux gérer la charge d’entraînement.

    Lorsqu’un cheval réalise progressivement le même exercice avec une meilleure récupération, une fréquence cardiaque plus basse ou une meilleure efficacité, ces informations peuvent confirmer que le programme produit les adaptations recherchées.

    Et parfois, la meilleure décision est simplement de ne pas en demander davantage.

    >> Lire l’article sur les différentes pathologies du cheval de course

    Retour sur investissement potentiel : préserver quelques jours ou semaines de disponibilité, ou éviter des travaux supplémentaires dont la valeur devient faible, peut avoir une valeur économique largement supérieure au coût du monitoring.

    3. Mieux suivre et développer les jeunes chevaux

    Les jeunes chevaux constituent probablement l’un des domaines où la valeur du monitoring longitudinal est la plus importante.

    Au début de leur carrière, chaque entraînement permet de mieux comprendre leur profil.

    En commençant à collecter des données tôt, l’écurie construit progressivement une baseline individuelle permettant de suivre :

    • la réponse cardiaque à l’effort,
    • la récupération,
    • la vitesse,
    • la locomotion,
    • la progression du fitness,
    • la longueur et la fréquence de foulée,
    • et l’évolution générale du profil du cheval.

    L’intérêt est notamment de comparer le jeune cheval à la référence la plus pertinente : lui-même quelques semaines ou quelques mois auparavant.

    Pour une écurie disposant d’un grand nombre de deux ans, les données peuvent également aider à identifier les chevaux qui progressent rapidement et ceux auxquels il faut davantage de temps.

    Elles apportent aussi des informations supplémentaires pour mieux comprendre comment un cheval produit sa vitesse, combien de temps il peut la maintenir ou encore comment son profil locomoteur évolue.

    Ces éléments peuvent contribuer aux réflexions de l’entraîneur sur le programme de travail, les groupes d’entraînement ou encore la distance vers laquelle orienter progressivement le cheval.

    « Nous pouvons avoir deux chevaux qui suivent le même programme d’entraînement, mais en termes de récupération, de résultats à l’entraînement et de progression, ils peuvent se situer dans deux catégories totalement différentes. Cela nous aide vraiment à prendre des décisions, par exemple sur ce que nous allons faire la semaine suivante, à quel rythme nous allons faire progresser le cheval, ou s’il faut plutôt lever un peu le pied et travailler davantage sa condition physique. »

    Whit Beckman

    Entraîneur, vainqueur de courses de groupe

    Retour sur investissement potentiel : mieux individualiser la progression et comprendre plus tôt le profil d’un jeune cheval peut éviter de devoir attendre plusieurs courses avant d’ajuster son programme.

    4. Créer davantage de valeur pour les propriétaires

    Le retour sur investissement d’un wearable ne concerne pas uniquement ce qui se passe sur la piste.

    Il peut également concerner la relation avec les propriétaires.

    Un propriétaire ne voit généralement pas son cheval travailler chaque matin. Pouvoir lui montrer l’évolution de la vitesse, de la récupération, du fitness ou certains entraînements clés apporte une nouvelle dimension aux échanges.

    L’entraîneur peut ainsi expliquer plus facilement pourquoi il augmente la charge, pourquoi il temporise, pourquoi il modifie un objectif ou pourquoi il estime qu’un cheval est prêt à courir.

    La donnée ne remplace pas son analyse.

    Elle lui donne davantage de matière pour raconter et expliquer le travail réalisé avec le cheval.

    “C’est aussi très utile pour communiquer avec les propriétaires. Leur montrer des statistiques précises et visuelles, c’est plus convaincant qu’un simple retour verbal. Ils apprécient de voir l’évolution noire sur blanc.”

    Louisa Carberry

    Entraîneure d'obstacles, plusieurs fois vainqueure de courses de groupe

    Dans un environnement très concurrentiel, cette transparence peut contribuer à différencier une écurie et à renforcer la relation avec ses propriétaires.

    Retour sur investissement potentiel : améliorer l’expérience propriétaire et contribuer à leur fidélisation. La conservation d’un seul propriétaire important peut représenter une valeur considérable pour une écurie.

    5. Transformer les données de l’écurie en actif à long terme

    C’est probablement le retour sur investissement le moins immédiat, mais potentiellement l’un des plus importants.

    Une écurie qui utilise des wearables pendant plusieurs années ne collecte pas uniquement les données d’un cheval.

    Elle construit progressivement sa propre base de connaissance.

    Comment évoluent les meilleurs chevaux de l’écurie ?

    À quoi ressemblaient leurs données lorsqu’ils avaient deux ans ?

    Quels profils locomoteurs retrouve-t-on chez les chevaux performants sur certaines distances ?

    Comment évolue leur récupération au cours d’une préparation ?

    Quels types de travaux produisent les réponses recherchées ?

    Un exemple particulièrement intéressant consiste à revenir sur les données d’un cheval aujourd’hui très performant et à observer à quoi ressemblait son profil lorsqu’il avait deux ans.

    Ces références peuvent ensuite apporter un éclairage supplémentaire lors de l’analyse des nouvelles générations.

    Après plusieurs saisons, des centaines de chevaux et des milliers d’entraînements, cet historique devient progressivement une mémoire numérique de l’écurie.

    L’expérience de l’entraîneur reste centrale, mais une partie de cette expérience devient désormais mesurable, comparable et transmissible.

    « Au cours des cinq dernières années, nous avons recueilli des données sur nos vainqueurs de la Melbourne Cup, de la Caulfield Cup, de l’Everest et de la Cox Plate. Disposer de ces données historiques constitue un avantage considérable. Cela nous permet de revenir en arrière, d’analyser les paramètres de nos meilleurs chevaux et d’affiner nos méthodes d’entraînement pour l’avenir. Nous ne nous contentons pas de faire des suppositions ; nous nous comparons aux meilleurs. »

    Ciaron Maher

    Multiple vainqueur de course de groupe, la tête de l'une des plus importantes écuries d'Australie

    “Après deux ans d’utilisation d’Equimetre, nous avons rassemblé tellement de données de référence que je sais désormais exactement quels paramètres rechercher chez nos chevaux.”

    Matt Hoysted

    entraîneur basé à Eagle Farm, en Australie

    Retour sur investissement potentiel : transformer plusieurs années d’entraînement en un actif de données propre à l’écurie, utilisable pour les générations suivantes.

    Le retour sur investissement ne vient pas du capteur. Il vient des décisions.

    Il serait incorrect d’affirmer qu’un wearable permet directement de gagner davantage de courses ou d’éviter des blessures.

    La performance et la santé d’un cheval sont beaucoup trop complexes pour établir une relation aussi simple.

    Le retour sur investissement doit être envisagé autrement.

    Sur une saison, un entraîneur prend des centaines de décisions :

    Faut-il augmenter le travail ?

    Le cheval est-il prêt ?

    Doit-il courir ?

    Sur quelle distance ?

    Faut-il investiguer quelque chose ?

    A-t-il suffisamment récupéré ?

    Faut-il lui donner davantage de temps ?

    La technologie n’a pas besoin d’améliorer chacune de ces décisions pour être rentable.

    Quelques décisions mieux informées peuvent suffire.

    C’est précisément la philosophie de l’Arioneo Equimetre Training System : associer les données cardio et ECG, GPS, vitesse et locomotion pour donner aux professionnels une vision objective de la réponse du cheval à l’entraînement, tout en laissant la décision à ceux qui le connaissent le mieux.

    Finalement, la question n’est peut-être pas :

    « Combien coûte le monitoring de mes chevaux ? »

    Mais plutôt :

    « Sur une saison, quelle est la valeur de quelques décisions prises avec une information supplémentaire au bon moment ? »